Je reviens parmi vous. Mon silence est plutôt dû à la technologie qu'à moi-même...
Je viens de voir que je peux éditer de mon téléphone !
Alors j'en profite ce matin.
Je termine ce midi un séjour de 72 h au Havre qui m'a enchantée.
Journée d'hier mercredi avec Vincent, "mon" conferencier parisien qui fait aussi des sorties "hors les murs". Je suis arrivée lundi et repars aujourd'hui donc deux journées supplementaires en autonome.
Une ville à découvrir vraiment. Tout m'a plu.
Autrement je vais bien, mais ce n'est pas tous les jours facile. Cinq mois demain...
J'ai compris que je dois en priorité aller en des endroits où je ne suis pas allée avec Pierre.
Et j'écris beaucoup de textes toujours.
La succession avance. Justement demain je vais chez le notaire. Avec Emilie...
Trois mois que notre très cher Pierre nous a quittés.
Cela me semble une éternité.
Aujourd'hui besoin de partager ce que j'ai écrit depuis ces trois mois.
Sur la tristesse, sur le manque, sur l'absence, sur l'espoir et la vie aussi.
Tout cela est très dur...
Beaucoup plus qu'imaginé, ou pensé "à froid" dans la maladie.
Et en trois mois, trois décès supplémentaires autour de moi. Age et circonstances très différentes. Proximités diverses aussi... Mais implication de toutes façons vers les vivants qui restent.
Voici chronologiquement mes "productions"; haïkus et poèmes.
..... .....
Envie de l'écouter
Envie de l'embrasser
Envie de l'enlacer
Envie de le lire
Envie de le lui dire.
Envie de son amour.
...
Le foyer au coeur
De la maison refroidie
Chaleur du retour
(petit séjour normand fin février)
.....
C'est bien aujourd'hui
Que commence ma vie seule
S'adapter, l'aimer.
(quand tout le monde a quitté la maison après la cérémonie)
...
Début de ma vie
Sans lui. Tous les jours et toutes nuits
"Toujours" prend son sens.
......
Soleil mon ami,
Comme tu dissipes ma peine.
Chaleur sur mon coeur.
.......
La guitare muette
A pleuré son poète.
Mais notes revivront
....
Les liens en deux versions, deux attitudes :
Hein ?
Liens?
Frein...
Rien !!!
Liens ?
Mien
Tien
Bien!
Viens...
...
Sur son urne :
De tes yeux, le bleu...
Ronde et douce comme un galet
Cocon heures ultimes.
....
Lors de ma sortie à Milly, mi mars, je me suis garée dans une rue à sens unique. Le panneau avec cette grosse flèche blanche sur fond bleu a tout à coup fait sens pour moi... le lendemain matin, j'ai écrit dans ce"sens"...
Sens unique
Sens obligatoire
Je dois avancer
Je ne peux reculer
Si ce n'est en pensées.
Mais je me dois d'avancer
Tout le monde va
Tout le monde vit
Dans le même sens
Personne ne vit à contre sens
Je pourrais m'arrêter
Stationner
Ne plus bouger
Mais le stationnement est toujours limité
Serait-il "payant" ?
Alors je me dois d'avancer
Sens unique
Sens obligatoire
Car derrière déjà on me suit
On me pousse
Au bout le carrefour..
Et des choix
Pour avancer
Plus loin
Sens multiples
Sens obligatoires
Sens désirés
......
On m'a donné un rôle
Que je n'ai pas choisi
Oui, j'ai pris ce rôle
Mais je ne l'ai pas subi.
Sûrement ai je été
Maladroite parfois,
Sûrement ai je été
Impatiente souvent,
Mais on m'a donné un rôle
Que je n'avais pas choisi
Et que je n'ai pu répété
On dit et on en rit
"Pour le meilleur et le pire"
Mais quand le pire se vit
On se raccroche au meilleur
Quand le pire se vit
On en tire le meilleur
Sûrement ai je été
Maladroite un temps
Sûrement ai je été
Impatiente un peu,
Mais aimante
Infiniment.
( Vous l'aurez compris; sur le rôle d'aidant.
Poème que je dédie à tous les aidants. Qui font de tout coeur de leur mieux.)
.....
Sur les photos retrouvées et "scrapbookées"
Fallait-il que tu partes
Pour ouvrir de vieilles boîtes ?
Y trouver des trésors
Sublimés par ta mort
.....
Pierre
Mon mystère
Quelle fut ta muse
De qui as-tu suivi
Les conseils
Pour poursuivre en poésie ?
Parmi tes écrits
Je ne sais par quelles ruses
Je l'ai retrouvée
C'était au lycée
Elle s'appelait Geneviève.
Mais je le savais
Tu me l'avais confié...
Car c'était ton prénom préféré !
(mais je fus ensuite aussi sa muse durant plus de 50 ans...)
.....
Son bureau se vide
Les étagères se vident
Mon coeur se remplit
( Après un deuil chacun réagit différemment pour les "objets" ayant appartenu au défunt. Malgré mon amour, j'ai eu besoin de tout retirer. Rapidement... pour la majorité de ses affaires)
.....
Voici ceux de petits moments de grâce au printemps et ces derniers jours :
Tilleul et linge
Cytise et lilas mêlés
Petit goût d'été
.....
Vent, odeurs marines
Doux bruit de va-et-vient
Origine de vie.
.....
Vent, rose intense
Doucement se balance,
Valérianes de l'âme
...
Vent, pin qui murmure
Un bruit si particulier
Qu'il fait voyager.
.....
Il y a aussi mes poèmes que j'appelle "mes poèmes de rage" qui me permettent de me "défouler" de cette douleur en écrivant au fil du stylo. Mais je les garderai pour moi.
Je termine avec un haïku écrit mi avril quand la mère de Pierre est partie le rejoindre :
mais une petite partie de ce qu'il y a à voir ( je le mesure en préparant cet article !)
Les et , incendie majeur
dans la cathédrale Notre-Dame de Paris.
Rouvrir Notre-Dame de Paris en 5 ans a été un formidable défi,
posé par
le chef de l’Etat dans la semaine de l’incendie.
Le relever a nécessité
une organisation à la hauteur de l’enjeu.
De l'avis de tous, Notre-Dame y a finalement gagné
une restauration totale
qui n'aurait pas eu lieu par ailleurs...
Dans sa quête d’un Moyen Âge retrouvé,
Eugène Viollet-le-Duc imagine à
Notre-Dame de Paris des décors peints pour vingt-trois chapelles,
dont
les trois chapelles du chevet qui développent un programme
iconographique foisonnant.
Certaines ont été restaurées dans cet esprit.
C'est ce qui m'a le plus impressionnée
avec la lumière.
Retrouvé parmi les débris fumants, l’ancien coq, créé par l’entreprise
Monduit
d’après le modèle d’Adolphe-Victor Geoffroy-Dechaume en 1937,
est l’un des vestiges les plus emblématiques de la cathédrale.
Il était trop endommagé pour être restauré.
« Le coq est l’animal connu pour être le premier à annoncer le lever du soleil par son chant, décrit le diocèse de Paris dans un communiqué.
Il
symbolise la vigilance (celui qui guette la venue de l’aurore) et
l’annonce de la Résurrection de Jésus-Christ au matin de Pâques, la
victoire de la vie sur la mort, la lumière qui chasse les ténèbres.
Placé au sommet des clochers, il indique la direction du vent et de la tempête, en lui faisant face. »
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La clôture :
Les fidèles de jadis étaient moins nombreux qu’aujourd’hui, mais,
semble-t-il, plus bruyants. C’est pourquoi, de 1300 à 1350, on fait
construire un mur pour diminuer le bruit dans le chœur et on l’agrémente
de sculptures relatant certaines scènes de la vie du Christ.
La partie nord représente des scènes de l’enfance du Christ :
la Visitation,
l’Annonce aux Bergers, la Nativité, l’Adoration des Mages, le Massacre
des Innocents et la Fuite en Égypte, la Présentation au Temple, Jésus au
milieu des docteurs, le Baptême du Christ par saint Jean dans les eaux
du Jourdain, les Noces de Cana, l’Entrée à Jérusalem, la Cène et le
Lavement des pieds, le Christ au Jardin des Oliviers.
Autrefois, une Crucifixion couronnait la porte d’entrée. L’histoire
du Christ est complétée par Le Christ aux limbes, à l’extrémité sud du
jubé (actuellement au Musée du Louvre).
La paroi sud représente les Apparitions du Christ./
Inspirées de l’évangile de Nicodème, elles sont rarement aussi complètes
dans la statuaire du Moyen Age. La première scène représente
l’Apparition du Christ à Marie-Madeleine dans le jardin proche du
Sépulcre. Cette apparition du Christ en jardinier subsiste jusqu’à la
fin du Moyen Age. Les autres ensembles sculptés narrent les apparitions
du Christ aux Saintes Femmes et à saint Pierre, aux disciples d’Emmaüs, à
saint Thomas, et à divers apôtres réunis.
Les roses du transept sud sont les vitraux anciens les mieux conservées.
L’histoire de la rose sud
La rose sud, dit aussi rose du midi est offerte par le roi saint Louis.
Elle est édifiée en 1260 en écho à la rose nord, édifiée vers 1250.Sa
conception est l’œuvre de Jean de Chelles, puis de Pierre de Montreuil.
Elle mesure presque treize mètres de diamètre. Avec la claire-voie sur
laquelle elle repose, la hauteur totale de vitrage atteint près de
dix-neuf mètres. Dès le XVe siècle, elle souffre de problèmes de
stabilité des couleurs. De 1725 à 1727, le cardinal de Noailles finance
sa reconstruction et fait placer ses armoiries au centre. L’architecte
Germain Boffrand dirige les travaux. Le maitre verrier Guillaume Brice y
incruste des éléments anciens. Lors des restaurations du XIXe siècle,
Viollet-le-Duc demande au verrier Alfred Gérente de laisser ces ajouts.
Il reconstitue les médaillons manquant dans l’esprit du Moyen Age, en
s’inspirant des vitraux de Chartres.
Elle comporte quatre-vingt-quatre panneaux répartis sur quatre cercles.
Leur nombre s’articule sur les chiffres symboliques quatre, douze et
vingt-quatre. Les douze apôtres sont répartis dans les deux cercles. Ils
se mélangent à des saints martyrs souvent honorés en France parmi
lesquels Laurent, Denis (premier évêque de Paris), Pothin (évêque de
Lyon), Marguerite, Blandine, Georges, Ambroise, Eustache. Le troisième
et le quatrième cercle décrivent des scènes du nouveau et de l’ancien
testament, fuite en Égypte, guérison d’un paralytique, jugement de
Salomon et annonciation. Neuf scènes de la vie de Saint Matthieu datent
de la fin du XIIe siècle. Les deux écoinçons représentent d’un côté la
descente aux enfers, entourée de Moïse et Aaron (en haut) et de la
tentation d’Adam et Eve (en bas) ; de l’autre, la résurrection du
Christ, avec saint Pierre et saint Paul (en bas), sainte Madeleine et
saint Jean (en haut).
Les quatre prophètes Isaïe, Daniel, Jérémie, et Ezéchiel sont présents sous la rose.
Ils portent respectivement sur leurs épaules les quatre évangélistes
Matthieu, Marc, Luc et Jean. Cette représentation illustre la méditation
de Bertrand, évêque de Chartres au XIIIe siècle : « Nous sommes
comme des nains montés sur les épaules de géants, si bien que nous
percevons bien plus de choses qu’eux, non que notre vision soit plus
perçante ou notre taille plus haute, mais parce que nous sommes
transportés et élevés plus haut grâce à leur taille gigantesque ».
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Vingt-neuf chapelles ajoutées au XIIIe siècle entourent l’intérieur de
l’édifice.
Celles placées autour du chœur sont appelées chapelles
rayonnantes.
Souhaitant un office régulier donné à la mémoire d’un
défunt, de riches familles font consacrer des chapelles au Moyen Age.
Pour se faire, les familles créent une fondation, offrent une rente à un
chapelain, monopolisent un espace dédié.
Dans les chapelles du collatéral nord de Notre-Dame de Paris,
les visiteurs peuvent découvrir huit tapisseries prêtées par le Mobilier
national et le musée Dom Robert, en attendant leur remplacement par
sept nouvelles tapisseries, en cours de tissage, commandées à Miquel
Barceló et Michael Armitage.
Renouant avec une tradition médiévale, la cathédrale Notre-Dame de Paris
signées de grands artistes du XXe siècle dans les chapelles de son
collatéral nord.
Cet ensemble sera visible dans la cathédrale jusqu’à
l’achèvement de sept nouvelles tapisseries, commandées aux artistes
contemporains dont le début du
tissage a été annoncé pour 2025.
Patrick Rimoux et son équipe ont pris en charge l'installation électrique qu'ils
ont conçue et fait poser dans la cathédrale pour renouveler son
éclairage
1 550 projecteurs très discrets et 820 bougies électriques
dans la lustrerie.
"À cause de l'incendie
et de la pollution au plomb, tout le système était à refaire, un
événement rare dans la vie d'un monument, explique-t-il.
Nous avons eu l'opportunité unique de repenser l'ensemble en étroite
collaboration
avec le diocèse, maître d'ouvrage de ce chantier."
J'étais toute heureuse de vous raconter mes deux sorties parisiennes de la semaine passée, jeudi soir et vendredi matin, et de vous en montrer les belles photos.
Mais à mon retour à la maison vendredi, j'ai reçu un coup de fil de ma belle-soeur m'annonçant le décès de Mamette, sa mère et celle de mon cher Pierre. Donc ma belle-mère Nicole...
A 92 ans presque (elle était du 30 avril), après un début d'année compliqué côté santé et puis le départ de son unique fils qui l'a bien-sûr tellement affectée.
Donc je garde la rédaction de mes articles sur Notre-Dame et le théâtre des Champs-Elysées pour plus tard...
Mais je vous offre un peu de mon lilas (à contre-jour)