mardi 28 novembre 2017

Croix orthodoxe (ou byzantine)

En observant la croix orthodoxe, vous pouvez tout de suite remarquer qu'elle est différente de la croix catholique .

Notre guide n'a pas manqué de nous l'expliquer. 

La croix orthodoxe a en effet 3 barres, 
Ceci est d’ailleurs une particularité de la croix orthodoxe russe, et fut introduit autour du 17e siècle.
 
Au-dessus de la barre centrale, on en retrouve une plus petite, qui représente la pancarte qu’aurait fait accrochée Ponce Pilate, et qui portait l’inscription "INRI" : celle-ci désignait de façon ironique Jésus le Nazaréen, Roi des Judéens. 







La barre inférieure représente l’appui des pieds de Jésus crucifié, et est penchée en diagonale vers la droite. Cette inclinaison montre d’un côté le Ciel vers lequel le bon larron est reçu, et de l’autre côté l’Enfer qui attend le mauvais larron. 

Mais la signification de cette barre inclinée est perdue dans la  légende.  Une histoire soutient que les jambes de Jésus étaient de  longueur inégale, une autre que le séisme qui est venu à son décès a  amené la croix à incliner.  Une autre explication (probablement la  correcte) est que la barre inclinée forme la croix du Saint-Andrew.    
Saint-Andrew est celui supposé avoir introduit le christianisme en  Russie.  

J'aurai l'occasion de la revoir mi décembre à Paris lors de la visite de la cathédrale russe.

lundi 27 novembre 2017

Au Mesnil-Saint-Denis (78)

Voici, caché, un monastère orthodoxe fondé par des moines russes en 1938, 
construit dans la pure tradition byzantine, 

le Skit du Saint-Esprit 

 installé au coeur du Bois du Fay, 
dans la commune du Mesnil-Saint-Denis, dans les Yvelines.







C'est le Père Serguienko, recteur de la communauté d'émigrés rattachés à l'église patriarcale de Meudon qui découvrit ce site où un groupe d'ermites s'installèrent.


A proximité de ces édifices sont disséminées plusieurs cellules, sans eau ni électricité, qui abritaient chacune un moine de l'Eglise orthodoxe russe.
Dans des cabanes ....
Cinq au plus fort de la communauté. Un seul ermite maintenant.

Les murs intérieurs, couverts de fresques et d'icônes, sont l'oeuvre 
du Père Grégoire Kroug, moine icônographe, 
qui vécut à cet endroit durant 20 ans. 

Quand il mourut en 1969, il laissait, outre ces fresques, 
un ensemble d'icônes considérables et de première importance. 




Un endroit ouvert
lors des Journées du Patrimoine
et sur RV pour les groupes.

Nous avons bénéficié des
explications fort bien documentées
 d'une guide bénévole
de l'Office du Tourisme. 

Merci à Michel M.  dont j'ai copié quelques commentaires

samedi 25 novembre 2017