vendredi 11 septembre 2020

Les carriers

Construction du lycée Lakanal, de Sceaux.

Tableau de Jules Avrat, 1884.






 


mercredi 9 septembre 2020

Gabrielle et les filatures du Nord

Toute une branche de ma famille est originaire de Lille. Où ils travaillaient dans les filatures. 

Ce tableau, toujours à cette exposition de Caen, m'a évoqué Gabrielle, une de mes arrières-grands-mères. 

Que j'ai bien connue. J'avais 23 ans à son décès.

   

Leurs métiers liés à la filature de coton. 

 Dévideuse : (métier de la mère de Gabrielle, Charlotte Fidéline C... en 1884 et 1888) celle qui dévide le fil, ouvrière qui opère de dévidage, qui met le fil en écheveau.

 Emoucheteur : (métier du frère aîné de son mari en 1901) ouvrier nettoyant le lin à la main, en lui enlevant les pailles et le teillage. 

 Envoyeuse : (métier de sa belle-sœur Blanche en 1913).

 Etirageuse : (métier de Gabrielle en 1906) ouvrière qui conduit, surveille, approvisionne une ou plusieurs machines (définition contemporaine).

Fileuse : (métier de la mère de son mari, Pauline E... en 1881 et 1885) Il est précisé « fileuse de lin » ; femme travaillant les filasses de lin avec un rouet de manière à en produire des fils qui sont ensuite mis en pelote.

 Rattacheur : (métier de son mari Hubert Jules en 1905 et 1909) Ouvrier d'une filature chargé de rattacher les mèches ou les fils cassés. Un rattacheur peut gagner 4 à 5 Francs par jour.

Visiteuse : (métier de Gabrielle en 1909) contrôleuse dans une fabrique de tissus. Ou ouvrière chargée de contrôler la qualité de la fabrication, dans une manufacture de dentelles. On dit aussi « visiteuse de pièces ». 

 

Gabrielle F... est née le 13 septembre 1884 à Lille. Sa mère Charlotte Fidéline C..., 21 ans, était originaire du village de Seclin (Nord). Sa mère était dévideuse à Lille.

TABLEAU peint en 1913.

 

mardi 8 septembre 2020

Expostion à Caen (4)

Le drapeau rouge.
A gauche,  la religion
( communiantes)

A droite,
la manifestation...

Usines qui fument
en fond de toile.

Les manifestations de Villeneuve-Saint-Georges,
grèves de Draveil et Vigneux-sur-Seine....

.

lundi 7 septembre 2020

Musée de Caen (3)


Hauts fourneaux

Dans cette exposition
subtils mélanges et liens
entre
cartes postales en sépia
et tableaux colorés
d'où la chaleur émane...




Chaleur en pointillisme...

vendredi 4 septembre 2020

Exposition à Caen (2)


Aller et
sortir du travail ...


 Comme dit dans l'exposition 
" représentations bien éloignées
des ouvrières toutes chapeautées
filmées par les Frères Lumière
à la sortie de leur usine de Lyon..."

C'est ce film que l'on voit en reflet
sur ces dessins
 


jeudi 3 septembre 2020

Exposition à Caen (1)


Expositon à Caen
 sur la représentation du travail.
Clic ICI

Clic pour ce tableau.
"Les repasseuses"

Et écouter Zola....







Si vous êtes curieux,
cliquer sur d'autres descriptions
de tableaux.


mardi 1 septembre 2020

Texte COVID n° 8

Avoir l'impression que rien ne bouge
Que rien ne change...
Trouver des astuces pour maintenir son énergie.
Voilà ce que cela m'a inspiré.
Début mai 2020. Avant le deconfinement.
Il y a 4 mois

Bonne rentrée

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Changements

On a changé de mois
Deux fois déjà
On a changé de saison
On a changé d’heure
On ne change pas de maison

Tous les jours, pour ne pas devenir routiniers,
J’ai d’abord changé les assiettes
Puis j’ai changé les verres
Et aussi j’ai changé les couverts
J’ai changé les desserts
On a changé de place à table !

J’ai changé les draps
Trois fois déjà
J’ai changé la place du canapé
J’ai changé, dans le lit, de côté…

Tous les jours, j’ai changé de boucles d’oreilles
J’ai rangé mes tiroirs
Du coup j’ai changé de style de chaussettes
J’ai même changé de coiffure !

J’ai changé de magasin
J’ai changé mes trajets
J’ai changé mes lacets
J’ai changé d’aliments
J’ai changé les menus
J’ai changé de tenues

J’ai changé d’activités
J’ai changé de pensées
J’ai changé de priorités
J’ai changé d’avis !
Vais-je changer de vie ?

Attention, attention…
On commence à changer de ton
On change d’humeur

Car on ne change toujours pas de maison

Joëlle, 4 mai 2020

lundi 31 août 2020

Lectures d'août

Deux livres de Zola. Qui plus est achetés, pour soutenir mon libraire juste après le confinement.

Extraits des ROUGON MACQUART

Mais lus dans "le désordre"

- A la conquête de Plassans ( le n° 4)
- La fortune des Rougon (n°1)

Ce premier  livre je ne remercierai jamais assez ma prof de français,
en classe de Première, Madame Quereuil,
de nous avoir fait découvert ce premier livre de l'histoire des Rougon-Macquard,
livre beaucoup moins connu que Germinal, l'Assommoir,  Au Bonheur des Dames,  Le ventre de Paris ......

A sa relecture l'émotion ressentie à mes
17 ans est toujours intacte.
Cette histoire d'amour entre Silvère et Miette...
Moi qui tombais amoureuse cette année-là de mon futur mari...

Par contre il y a un épisode que j'avais complètement oublié et qui est sublime : leurs premiers rendez-vous où ils ne se voient que sur l'eau, miroir au fond d'un puits commun, où ils viennent chacun de leur côté puiser de l'eau...


Un extrait ?

"Le puits mitoyen était un grand puits très-peu profond. De chaque côté du mur, les margelles s’arrondissaient en un large demi-cercle. L’eau se trouvait à trois ou quatre mètres, au plus. Cette eau dormante reflétait les deux ouvertures du puits, deux demi-lunes que l’ombre de la muraille séparait d’une raie noire. En se penchant, on eût cru apercevoir, dans le jour vague, deux glaces d’une netteté et d’un éclat singuliers. Par les matinées de soleil, lorsque l’égouttement des cordes ne troublait pas la surface de l’eau, ces glaces, ces reflets du ciel se découpaient, blancs sur l’eau verte, en reproduisant avec une étrange exactitude les feuilles d’un pied de lierre qui avait poussé le long de la muraille, au dessus du puits.
Un matin, de fort bonne heure, Silvère, en venant tirer la provision d’eau de tante Dide, se pencha machinalement, au moment où il saisissait la corde. Il eut un tressaillement, il resta courbé, immobile. Au fond du puits, il avait cru distinguer une tête de jeune fille qui le regardait en souriant ; mais il avait ébranlé la corde, l’eau agitée n’était plus qu’un miroir trouble sur lequel rien ne se reflétait nettement. Il attendit que l’eau se fut rendormie, n’osant bouger, le cœur battant à grands coups. Et à mesure que les rides de l’eau s’élargissaient et se mouraient, il vit l’apparition se reformer. Elle oscilla longtemps dans un balancement qui donnait à ses traits une grâce vague de fantôme. Elle se fixa, enfin. C’était le visage souriant de Miette, avec son buste, son fichu de couleur, son corset blanc, ses bretelles bleues. Silvère s’aperçut à son tour dans l’autre glace. Alors, sachant tous deux qu’ils se voyaient, ils firent des signes de tête. Dans le premier moment, ils ne songèrent même pas à parler. Puis ils se saluèrent.
— Bonjour, Silvère."



Longtemps j'ai désiré appelé notre fils aîné "Silvère"....