lundi 10 juin 2024

L'abbaye de Longues-sur-mer (dans le Calvados)

Avant que de vous montrer les photos de l'anniversaire du D-Day, voici une visite faite tranquillement quelques jours avant, le dimanche 2 juin.

A 8 km de chez "nous"...

Lieu ouvert en particulier dans le cadre "des Rendez-Vous aux Jardins"que j'essaie de ne pas manquer.


 Pendant des années, nous sommes passés devant (en allant acheter cidre et jus de pommes !) croyant que c'était toujours une "vraie" abbaye.

Un article lu  dans le journal  Ouest-France nous en fera passer le porche en ce début juin 2024.


Fondée au XIIème siècle, l’abbaye bénédictine Sainte-Marie de Longues est un fleuron du patrimoine normand, classé Monument Historique en totalité en 2006. 


Sa sélection en 2019 comme le monument « emblématique » de la Région Normandie au titre du loto du patrimoine a permis de sauver deux des bâtiments :

·      Le chœur, désormais accessible aux visiteurs et inauguré le 15 août 2022, avec une première messe célébrée 240 ans après sa fermeture en 1783,  

·      L’hôtellerie, inaugurée le 12 décembre 2023 et où le CNRS a découvert pendant les travaux « la plus ancienne charpente de type armoricaine de Normandie ». 

 

De l'église, il ne reste que le choeur et les vestiges d'un transept. 

Au sol, des marques nous signifient la place qu'occupait l'église originelle.


Quelques dates permettent de mieux comprendre l’histoire de l’Abbaye. 

Elle est fondée en 1168 par Hugues WAC, descendant de l’un des compagnons de Guillaume qui, un siècle plus tôt, conquiert l’Angleterre. 

Les moines, bénédictins, viennent de l’Abbaye de Hambye dans la Manche, à proximité de la Haye Pesnel, fondée elle-même en 1145.

 

C’est au XIIIème siècle qu’elle connut son plus grand essor. 

Mais la communauté religieuse ne fut jamais, semble-t-il, importante : une vingtaine de moines à cette époque, auxquels s’ajoutaient les « frères convers » indispensables à la construction des bâtiments conventuels, à l’exploitation des terres, à l’accueil des pèlerins en route vers Saint-Jacques de Compostelle.

 

En 1526, elle tombe en « commende » et le déclin commence, les Abbés successifs trouvant là souvent l’occasion de s’enrichir aux dépens de la communauté dont ils avaient la charge. 

En 1640, la nef de l’église menaçant de s’écrouler, Jean V de Tulles, évêque d’Orange, vingt-septième abbé de Longues, décide de l’abandonner : il fait dresser un mur à la jonction de la nef et du chœur, laissant seul le chœur à la disposition des moines. 

Ses armes, incorporées à ce mur, y figurent encore.


En 1781, un décret de Monseigneur de CHEYLUS, évêque de Bayeux, « supprime » l’abbaye. 

En 1793, les terres sont vendues comme biens nationaux. 

Depuis lors, l’abbaye change douze fois de mains. 

Au XIXème siècle, on assiste à la dégradation progressive des bâtiments qui servent de carrière de pierres pour édifier différentes maisons du village. 

Les ruines de l’église sont classées Monuments Historique en 1915. 

Les autres bâtiments sont inscrits à l’inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques.

 

 

Le vendredi 16 septembre 2022, deux fresques du XVIe siècle ont été présentées au public à l’issue de l’inauguration du chœur restauré de la chapelle de l’abbaye. 

Une de l’ange Saint Michel terrassant un dragon et une autre de l’ange Gabriel annonçant à Marie la naissance de Jésus.

« Deux fresques qui sont uniques dans le Calvados, comportant des visages, précise Isabelle d’Anglejan, la propriétaire. Elles sont encore plus visibles à la lumière naturelle depuis que l’on a enlevé une partie des ardoises du réfectoire. »

 

 
L’Abbaye propose également aux visiteurs la découverte 
de trois plates tombes d’anciens seigneurs d’Argouges.




Et la plus grande collection de pavés du Molay-Littry, 

datant du XIVe siècle dont les couleurs et motifs nous replongent dans l’art et les couleurs médiévales.


 



 

Des propriétaires passionnés par sa sauvegarde et sa mise en valeur se sont succédé à l’abbaye des années 1930 jusqu’à nos jours. 

La famille actuellement en charge du lieu déploie tous ses efforts pour faire connaître et aimer l’abbaye de Longues, en lien avec une association constituée notamment d’habitants du village.


L’Abbaye est ouverte du 1er mai au 10 août et du 1er au 15 septembre 

du mardi au samedi de 12h à 18h. 

Vous aurez accès à certains bâtiments mais surtout aux trois jardins qui se succèdent : 

- jardin de fleurs, 

- jardin potager 

- et enfin jardin de méditation au versant sud du réfectoire des moines dans un enclos isolé. 


 

On y voit de nombreux rosiers et des arbres fruitiers qui profitent de cette exposition méridionale. 


 

Depuis 2021, un jardin des simples est également planté. 

Ces jardins font partie de l’Union des Parcs et Jardins de Normandie.

Ces jardins et ces bâtiments du XIIIe et XIVe siècle donnent un aperçu très fidèle du fonctionnement d’une abbaye médiévale normande. 


Et si le coeur vous en dit, il y a même un gîte -clic-

jeudi 6 juin 2024

Gros plans sans paroles

 




 

Fleurs pour le souvenir des Vétérans en ce D-Day

mardi 4 juin 2024

Cerises

 




Recette "bidouillée" à partir d'une recette de far breton, 

mais plus de farine "classique" en stock, 

alors avec de la farine de châtaignes...

Une réussite quand même


lundi 3 juin 2024

Albert Kahn et la photographie (4)

 Albert Kahn  découvre que le monde n’est pas celui que la société voudrait montrer à travers les discours de ses autorités. 

Il décide alors de présenter le vrai visage de ce monde, tel qu’il est réellement, ou du moins tel qu’il le perçoit. 

En 1898 il créé les «Bourses autour du monde» qui distribuent chaque année une dizaine de bourses de voyages à «des jeunes gens choisis dans l’élite intellectuelle et morale de la nation, pas assez âgés pour avoir déjà des idées préconçues, assez mûrs d’esprit cependant pour savoir regarder et comprendre». 

À celles et ceux qui partent faire le tour du monde, Albert Kahn donne pour consigne : «Oubliez tout ce que vous avez appris et gardez les yeux ouverts». 


 

À partir de 1909 il finance de nombreux reportages dans une cinquantaine de pays, afin de constituer une bibliothèque d’images, les «Archives de la planète», immortalisant la vie des peuples sur la terre. Cette collection est riche de 72 000 plaques autochromes et d’une centaine d’heures de films noir et blanc. 

Son but est de «fixer une fois pour toutes, des aspects, des pratiques et des modes de l’activité humaine, dont la disparition fatale n’est plus qu’une question de temps». 

Cet «inventaire» répond à un cahier des charges très précis, élaboré par le professeur Jean Brunhes, son directeur scientifique. 



La mission des opérateurs était de photographier «les maisons ordinaires, les routes, les places et les villes, plutôt que des beaux sites que l’on trouvait déjà sur les cartes postales».  

Ils ne devaient pas privilégier les individus, mais les groupes, les masses et les gens qui n’ont jamais droit à la parole, ceux qu’on ne connaîtrait pas s’il n’y avait pas l’image.

 Pour les portraits, les directives étaient de prendre les personnages en costumes traditionnels, de face et de dos, car, d’après Jean Brunhes, «le costume traditionnel était un des faits humains qui risquait de disparaître rapidement».





 

 












samedi 1 juin 2024

Lectures de mai

 De la bibliothèque ( c'est drôle je réalise que je n'arrive pas à penser "médiathèque" ...)

Il était sur le présentoir, mis en avant.

Une amie rencontrée ce jour-là à la bibliothèque m'a dit : "Prends-le. Cela va te plaire c'est sûr..."

L'auteure elle-même va vous en parler ici 

"Un livre qui se rapproche de l’enquête car elle s’appuie sur des documents de la Securitate, la police politique roumaine de l’époque. 

Mais pour elle, c’est avant tout un récit. Dedans, il y a la reconstitution de l’affect, ce n’est donc pas une enquête stricto sensu​.

Elle nous raconte ainsi l’histoire de sa famille maternelle qui a connu l’arrivée au pouvoir d’un régime antisémite en Roumanie tout d’abord puis l’installation du régime communiste. 

On n’en a pas fini avec les secrets du XXe siècle​, explique-t-elle. 

Ce qui m’a intéressé était de le raconter du point de vue de la fille d’une personne qui a pu quitter son pays à l’âge de 14 ans avec pour contrepartie d’être échangé contre des porcs.

Ecoutez ICI également 

Anecdotique, mais tout un chapitre sur le porc landrace  ( "LE BON COCHON" page 181). 

Mon mari a fait un stage ( en génétique) d'un mois le premier été après notre mariage dans une "maternité" dans un élevage de ces cochons, un peu au sud de Bourges. 

Donc, ces bons cochons, on connaissait chez nous. Ce chapitre est très bien documenté scientifiquement parlant.

°°°°°

 

Ce livre est plutôt une réflexion globale de vie pour ceux qui sont intéressés par la "permaculture". Pas un livre de jardinage avec des conseils.

Nous avions assisté à une rencontre avec Xavier Mathias, en Touraine, il y a tout juste un an. CLIC

°°°°°

Bon, celui-ci je me suis permis de ne pas le lire en entier.

Je penser que c'était une réflexion, sur le déménagement, le tri, le renoncement.

En fait non.... que de souvenirs littéraires de cet auteur en quittant un appartement "qu'on lui somme de quitter" en emportant ses piles de livres.

"On habite un très vieil appartement (parisien en face l'Odéon), on y a passé la moitié de sa vie, entassé un prodigieux bric-à-brac, journaux, lettres, photos, livres surtout, des livres partout — et puis un jour on est viré, il faut prendre ses cliques et ses claques. Un déménagement, écrit Michel Leiris, c’est une « fin du monde au petit pied », et c’est aussi un jugement dernier : chaque objet, pour être sauvé, est sommé de dire son histoire."

°°°°°

C'est fou!  Ce livre certifie QUE TOUT PEUT germer, toute graine, à condition de n'avoir pas été chauffée.

Très intéressant. Et des essais à faire par curiosité

°°°°°

 Pour me faire plaisir.

Mon rêve que d'avoir des poules !

°°°°°

 Trois cartes postales sont également arrivées  en mai :

- une d'Allemagne ( mon cousin)

- une d'Espagne ( Merci Monique )

- une de la Creuse ( par une petite-fille)


BON    WE